Où aboutiront Staal, Semin et… Brunner?

- 14 mai 2012

STAALLe repêchage et l’ouverture du marché des joueurs autonomes approchent à grands pas dans la Ligue nationale de hockey.

Ainsi, les rumeurs commencent à faire surface plus que jamais.

Tout d’abord, les Penguins tâteraient le terrain pour échanger Jordan Staal.

Le journaliste parle de Toronto, de la Caroline, du Minnesota et d’Edmonton comme destinations possibles, mais il se base seulement sur la logique.

Lorsque j’ai demandé à l’agent de Staal de commenter le tout, il m’a indiqué vouloir «demeurer discret dans le dossier».

Lorsqu’on a demandé à Staal si ça pouvait fonctionner à long terme avec Evgeni Malkin et Sidney Crosby, il a répondu : «Bonne question».

Pour le bien de l’organisation, Ray Shero cherchera certainement à mettre la main sur un bon choix au repêchage ainsi qu’un bon jeune joueur.

En Caroline, on parle de Brandon Sutter et de leur premier choix (8e au total).

À Toronto, on parle de Nazem Kadri et de Luke Schenn.

À Edmonton, on parle du tout premier choix de l’encan 2012.

Au Minnesota, on parle de Cal Clutterbuck, de Devin Setoguchi et de leur premier choix (7e au total).

Bref, on voit rapidement ce que Shero demanderait pour son gros joueur de centre qui n’est âgé que de 23 ans.

Staal et Crosby seront sans contrat à la fin de la campagne 2012-2013 et les Penguins n’auront probablement pas les moyens de garder les deux joueurs à Pittsburgh.

L’article ne parle pas des Canadiens, mais on peut imaginer que ça prendrait le premier choix (3e au total) ainsi qu’un jeune joueur comme Lars Eller ou Louis Leblanc.

Personnellement, si j’étais Marc Bergevin, j’effectuerais la transaction. Staal est sous-estimé puisqu’il joue dans la même équipe que Crosby et Malkin.

Dans les faits, avec de bons ailiers et du temps de glace en avantage numérique, je suis persuadé que Staal pourrait connaître des saisons de 70-80 points.

Il est bon dans toutes les facettes du jeu, il est imposant (6 pieds 4 pouces, 220 lbs) et il est prêt à assumer plus de responsabilités.

SEMINSemin ne reviendra pas à Washington

L’agent d’Alexander Semin a été clair lundi, il ne jouera pas à Washington l’an prochain.

Le Russe aboutira certainement dans une équipe qui cherche un marqueur et qui a beaucoup d’argent à dépenser.

«Nous allons considérer toutes les offres qui seront déposées», m’a dit son agent, Mark Gandler, mardi.

Chose certaine, malgré son talent indéniable, ce ne sont pas 29 équipes qui cogneront à la porte du capricieux attaquant.

Brunner en Amérique du Nord

BRUNNERL’attaquant Damien Brunner est considéré comme étant le meilleur joueur suisse n’évoluant pas dans la LNH.

Il a dominé le championnat des marqueurs l’an dernier en Suisse et il a été le meilleur marqueur des siens au Championnat du monde.

Le joueur de 26 ans a mentionné à un quotidien de l’endroit, dimanche, avoir été approché par les Canadiens, les Red Wings et le Wild.

Ces joueurs européens dans la mi-vingtaine qui font le saut directement dans la LNH s’avèrent parfois des échecs, mais il y a aussi de bonnes prises.

Gary Bettman achète du temps

- 7 mai 2012

BETTMANLe commissaire de la LNH, Gary Bettman, a annoncé lundi soir en être venu à une «entente de principe» avec le groupe de Greg Jamison.

Qu’est-ce qu’une entente de principe? C’est une entente qui énonce les grandes lignes et surtout, qui n’impose aucune obligation légale.

Une «entente de principe» sert uniquement de base pour une entente finale.

En agissant ainsi, Bettman achète du temps. Il n’aurait pas convoqué les journalistes ainsi si les Coyotes avaient déjà été éliminés.

«Je suis surpris de voir autant de gens présents ici, a-t-il dit d’entrée de jeu, en conférence de presse. Je n’ai aucune annonce officielle à faire, je veux simplement vous faire part d’une mise à jour du dossier pour que vous sachiez où nous en sommes.»

Bettman ne dévoile rien de nouveau, ou presque, mais dévoile au public qu’il a trouvé son acheteur et met ainsi la pression sur la Ville de Glendale.

Lorsqu’on a demandé à Jamison de dévoiler l’identité des autres investisseurs, il s’est contenté de dire «que ce n’était pas approprié d’en parler actuellement».

La réalité, c’est que Jamison n’a pas les poches assez profondes pour assumer les pertes envisagées et qu’il doit encore négocier la meilleure entente possible avec la Ville de Glendale en plus de trouver d’autres investisseurs, dans le meilleur des mondes.

Bettman a ajouté que le conseil municipal de Glendale devrait voter avant que le bureau des gouverneurs ne se penche sur une éventuelle entente. Pourquoi? Parce que Bettman sait bien que le conseil municipal peut voter contre une éventuelle entente finale et il ne veut pas réunir les gouverneurs pour rien.

Et l’Institut Goldwater dans tout cela?

Le nom de l’Institut Goldwater, basé à Phoenix, n’a jamais été mentionné par Greg Jamison ou par Gary Bettman lors du point de presse.

On a plutôt parlé d’un «troisième partie»

«On ne peut pas prédire ce qu’il feront, a dit Bettman. Nous faisons tout pour qu’ils ne puissent pas amener une éventuelle entente devant les tribunaux et nous espérons qu’ils ne le feront pas, mais s’ils le font, nous n’y pouvons rien. Nous devrons faire avec.»

Et pourquoi l’Institut Goldwater ne se mettrait pas le nez dans tout cela selon Bettman? «Parce que l’entente sera structurée différemment.»

Vraiment? Peu importe la façon dont sera structurée cette entente, si entente finale il y a, elle impliquera l’aide des contribuables.

Et c’est là que le «chien de garde» s’opposera au projet… ce qui fera certainement l’affaire de Bettman et des 29 propriétaires de la LNH.

Le mot de la fin

Lorsque je lis, à gauche et à droite, que Greg Jamison est «le nouveau propriétaire des Coyotes», je ne peux m’empêcher de lever les yeux vers le ciel et d’avoir un sourire en coin, puisque c’est loin, très loin, d’être chose faite.

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CH : Et si c’était Bob Hartley…

- 3 mai 2012

HARTLEYLe nouveau directeur général des Canadiens, Marc Bergevin, a plusieurs tâches en vue.

L’une d’elles sera de trouver son entraîneur-chef.

Quelques candidats seront rencontrés et on sait déjà que celui qui sera choisi parlera français, parole de Bergevin.

Plusieurs noms ont été soulevés lors des derniers jours, mais les quatre qui me semblent les plus crédibles sont Patrick Roy, Bob Hartley, Pascal Vincent et Benoît Groulx.

Ces quatre entraîneurs n’ont pas besoin de présentations. Je ne serais pas surpris si c’était Roy, mais je ne le serais pas non plus si ce n’était pas lui. Bergevin lui parlera, c’est certain, mais rien n’est dit que les deux hommes s’entendront à merveille.

Bob Hartley sera certainement considéré et je dois dire que j’aimerais bien le voir derrière le banc des Canadiens.

Non seulement Hartley a-t-il gagné la «Coupe» à tous les niveaux (LHJMQ, LAH, LNH, Europe), mais il a démontré une capacité d’adaptation incroyable cette année en remportant le championnat suisse dès sa première saison en Europe.

Hartley est un homme de caractère qui sait ce que ça prend pour gagner et qui n’a pas peur d’agir. Il est également un bon vivant, tout comme Bergevin.

Le dossier sera intéressant à suivre, mais pour l’instant, Roy et Hartley sont mes deux candidats de choix.

Dossiers des Coyotes et des Islanders

- Le président des Coyotes de Phoenix, Mike Nealy, est confiant de voir son équipe demeurer à Glendale. Il est toutefois important d’ajouter qu’il ne peut donner aucune garantie à l’heure actuelle et qu’aucune offre n’a été officiellement déposée par le groupe de Greg Jamison. S’il y a entente, elle devra être approuvée par la Ville de Glendale ainsi que par le bureau des gouverneurs de la LNH. L’Institut Goldwater aura également son mot à dire si l’entente désavantage les contribuables de Glendale.

- On parle beaucoup des Coyotes, mais qu’advient-il des Islanders de New York? L’amphithéâtre est désuet et il est très difficile de croire que l’équipe pourra y jouer pendant trois saisons encore. C’est que le contrat qui lie le Nassau Coliseum aux Islanders ne vient à échéance qu’en 2015. Bill Daly m’a indiqué par courriel qu’il n’y avait pas lieu, pour l’instant, de croire que l’équipe jouerait ailleurs, du moins jusqu’en 2015. Après, c’est une autre histoire. Et selon certaines sources à Long Island, le divorce est imminent. C’est donc un dossier à suivre…

Bergevin : le début d’une nouvelle ère

- 2 mai 2012

BERGEVINblogueGeoff Molson et Serge Savard ont finalement jeté leur dévolu sur Marc Bergevin.

Je ne l’ai jamais caché, mon choix était Julien BriseBois… mais Bergevin n’était pas trop loin derrière, en deuxième position.

Est-ce qu’ils ont fait le bon choix? Seul l’avenir nous le dira, mais d’après moi la réponse est oui.

Pourquoi? Parce que Bergevin est un «jeune» homme de hockey de 46 ans qui a touché à tout, ou presque.

Il a été adjoint au DG, il a été directeur du personnel, il a été recruteur, il a été directeur du recrutement, il a été adjoint à l’entraîneur-chef et il a été joueur.

Le seul poste que Bergevin n’avait pas encore occupé, ou presque, c’est celui de DG.

Il faudra attendre quelques années avant de voir si ses décisions seront bénéfiques pour l’organisation, mais selon 100% des gens interrogés, il sera excellent.

Que ce soit des agents de joueurs, des membres de la direction  d’une équipe ou bien des anciens joueurs, tous s’entendent pour dire que Bergevin a tout ce qu’il faut pour réussir.

«Il connaît tous les joueurs, c’est vraiment impressionnant. Il est capable d’évaluer chaque joueur comme pas un et il a beaucoup de contacts. Son départ va nous faire mal, mais c’est toute une acquisition pour le CH», a déclaré à TVA Sports le Québécois Stéphane Waite, membre de l’organisation des Blackhawks depuis près de 10 ans.

Chose certaine, c’est le début d’une nouvelle ère pour les Canadiens.

Bergevin représente la nouvelle garde dans la LNH et vous le verrez beaucoup plus souvent que vous ne pouviez voir Pierre Gauthier ou Bob Gainey.

Et franchement, c’est de bon augure!

Les Flyers jusqu’au bout

- 27 avril 2012

BRYZGALOVblogueOn a eu droit à quelques surprises lors du premier tour des séries éliminatoires. Les Penguins et les Canucks, pressentis par plusieurs comme les favoris pour se retrouver en finale de la coupe Stanley, ont été éliminés.

Les Sénateurs et les Panthers ont poussé les Rangers et les Devils à la limite, mais ces derniers ont finalement eu le dessus.

À la lumière de ce premier tour éliminatoire, je verrais bien les Flyers et les Predators se rendre en finale. Contrairement à mon collègue Patrice Brisebois, je donnerais toutefois la coupe Stanley aux Flyers et non pas aux Predators.

Mais pour y arriver, ces formations devront commencer par passer le deuxième tour. Voici mes prédictions…

Rangers – Capitals

Les Rangers ont éliminé les Sénateurs de peine et de misère, au premier tour. Henrik Lundqvist a été brillant lors du match ultime, sans quoi les Rangers seraient probablement en vacances à l’heure actuelle. Les Capitals ont éliminé les Bruins, les champions de l’an dernier. Dale Hunter a transformé cette machine offensive en équipe de hockey. Tous les joueurs poussent dans la même direction et lorsqu’il y en a un s’égare, Hunter le ramène à l’ordre assez rapidement. Braden Holtby a été excellent lors du premier tour et il est permis de croire qu’il pourra poursuivre dans la même voie, comme il l’avait fait il y a quelque années en remportant la Coupe Calder, dans la Ligue américaine. Capitals en 7

Flyers – Devils

Tout comme les Rangers, les Devils ont eu de la difficulté à éliminer une équipe sous-estimée. Les Panthers avaient terminé au troisième rang dans l’Est, mais les Devils avait récolté un plus grand nombre de points au classement. Les Flyers, eux, ont battu les Penguins en six rencontres, et ce, même si Ilya Bryzgalov a éprouvé sa part d’ennuis. Si le gardien russe fait son boulot devant le filet, les hommes de Peter Laviolette ne devraient pas avoir trop de problèmes à éliminer les Devils. L’attaquant des Devils ne fait pas le poids face à celle des Flyers et Martin Brodeur ne pourra pas résister aux attaques répétées des gros attaquants des Flyers. Flyers en 5

Blues – Kings

Les Blues et les Kings ont passé le premier tour relativement facilement grâce à leur système défensif plutôt hermétique. Au deuxième tour, ces deux systèmes seront opposés l’un à l’autre et il sera intéressant de voir quel entraîneur (Darryl Sutter ou Ken Hitchcock) saura le mieux s’adapter à l’autre. Personnellement, je crois que les Blues, en raison de leur attaque plus diversifiée, auront le dessus sur les Kings. Le seul espoir des Kings réside en Jonathan Quick, qui semble être en mesure de voler des matchs à lui seul présentement… mais il ne pourra tout faire seul. Blues en 6

Coyotes – Predators

Les Coyotes ne se sont pas laissés distraire par les rumeurs de déménagement au premier tour et sont parvenus à éliminer les Blackhawks. Il faut dire que les Blackhawks étaient affaiblis par les blessures et que Corey Crawford n’a pas été à la hauteur des attentes. Contre les Predators, ce sera une toute autre histoire. Pekka Rinne a été aussi solide, sinon plus, que ne l’a été Mike Smith lors des dernières semaines. La profondeur des Predators est impressionnante, surtout avec Hal Gill qui effectue un retour au jeu pour cette série. Le grand défenseur aidera la cause de l’équipe en désavantage numérique. Alexander Radulov s’est rapidement adapté à sa «nouvelle» équipe, mais je m’attends à du jeu encore plus inspiré de sa part, contre les Coyotes. Predators en 5

VOS PRÉDICTIONS

Je vous invite maintenant à nous faire part de vos prédictions plus bas, dans les commentaires. Quelles seront les surprises et les déceptions de cette deuxième ronde?